Des gestes tellement simples…et pourtant

Dans notre société actuelle, tout nous pousse dans les extrêmes : il faut être les meilleures dans tous les domaines, devenir performante dans bien des situations.

La femme la plus courageuse, la plus travailleuse, la plus ingénieuse, la plus … belle !!! Les médias s’accordent bien pour nous inciter à toutes sortes de nouveautés, plus farfelues les unes que les autres.

On voudrait nous faire croire qu’être une femme contemporaine nous pousse à toujours naviguer dans des performances si difficiles à atteindre, et si souvent onéreuses… Le bonheur consisterait à une « chasse poursuite » des dernières méthodes, des derniers trucs à la mode, des nouvelles innovations technologiques pour le confort de notre quotidien…

De plus, nous entendons parler d’altruisme et de plus en plus de nouvelles associations émergent pour la défense de bien des causes. Tout cela est bon, et nécessaire pour aider, secourir, défendre la cause des plus faibles. Les femmes sont concernées par tout cela aussi. Bien nombre d’entre nous, faisons partie de l’une ou de plusieurs d’entre elles, pour des causes qui nous tiennent tant à cœur.

Encore une fois, la femme contemporaine est sollicitée. Nous essayons, toutes, de nous appliquer à vivre en adéquation avec nos convictions, et décidons dans certains cas de nous associer pour certains projets.

Rien de plus noble, et de plus secourable pour les causes que nous défendons.

Nous unissons si souvent nos forces et nos ambitions pour des efforts communs, pour les … grandes causes ! Tout cela implique bien des choix dans nos quotidiens, du temps à consacrer, des opinions à défendre. Beaucoup d’énergie !

J’approuve et j’adhère à ces engagements qui  poussent les femmes à considérer le bien de l’autre. Ne serait-ce pas aussi une manière d’approcher notre semblable, notre prochain ? Ne nous est-il pas conseillé dans les Evangiles de prendre soin du plus petit, de celui qui est laissé pour compte, de tous ceux qui sont négligés, abandonnés. Tous ceux qui, aussi au milieu de l’Eglise, pourraient devenir « invisibles », pire encore insignifiants ! Ils sont discrets, ils ne font pas de bruit. Ils sont là tout simplement, nous passons à côté d’eux sans jamais vraiment les apercevoir.

Les grandes causes ont leur mérite, mais qu’advient-il des « petites » causes ?

La Bible nous parle de la veuve et de l’orphelin, de ceux qui sont au milieu, noyés dans la foule et que personne, ou si peu de nous, ne distinguent.

L’équilibre de vie a été, et sera toujours, la quête du croyant qui veut permettre à Dieu de discipliner sa foi. Que faire pour suivre Dieu ? Pour aider mon prochain ? Comment bien conjuguer ma vie privée et toutes ces actions que je désire mener ? Comment secourir, devant tant de besoins qui nous entourent ?

Nous pouvons très vite nous sentir submergées, et en arriver à décourager nos meilleures intentions…

« C’est bien trop grand pour moi…Je n’ai  pas assez de temps à consacrer pour telle ou telle cause…Ce projet est immense, je n’y arriverai jamais…Que de misère autour de moi, comment y remédier ?… »

Je souligne encore l’importance de tous ces efforts menés pour faire « bouger », oser « changer » les situations si dramatiques que  certains de nos contemporains traversent. Mais je voudrai ici vous rapporter les paroles que Jésus prononça et qui ont bouleversées  ceux qui le suivaient.

Jésus a vécu, lui aussi, dans une société où la misère, le malheur, la détresse, la pauvreté accablaient les hommes, les femmes, les enfants. Il a vu et a été si souvent ému de compassion.

Le Seigneur va s’adresser à ceux qui le suivent, qui désirent tant le servir, à ses disciples aussi, Il dira :

« J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire… » Matthieu 25.35 à 40

Des gestes tellement simples et pourtant…

La destinée de ceux qui en sont les bénéficiaires peut basculer du jour au lendemain. La veuve sera alors secours, l’orphelin sera tiré de sa solitude, le pauvre sera vêtu et retrouvera toute sa dignité !

Le cœur de l’Evangile n’est pas fait de grandes théories et de somptueux discours. Non, bien au contraire : le cœur de l’Evangile est vibrant, il s’émeut, il compatit, il agit pour le bien de nos contemporains.

Partager l’évangile, servir Dieu prend alors toute sa valeur.

Car en agissant pour le bien des plus faibles, des plus petits, de ceux qui au milieu de nous sont devenus comme « transparents » ; Jésus Christ dira « … c’est à moi que vous avez fait ces choses là ».

Les efforts incessants du Coffee Bus, des équipiers de la distribution de la banque alimentaire, les épiceries sociales, les bourses au vêtement, l’aide relationnelle en tous genre… Autant de moyens que Dieu met à la disposition de l’Eglise afin qu’elle accomplisse ce précieux conseil : « Donnez leur vous même à manger » !

Du pain, certes, mais il est une alimentation tout autant essentielle à l’être humain : l’amitié, la sollicitude, la compassion, l’aide matérielle en fait aussi partie :

– Ramener les courses d’une  personne âgée, peinant sous le poids de son caddy…

– A la sortie de l’école, prendre le temps d’une conversation avec cette maman élevant, toute seule, ses enfants…

– Oser nous attarder à la fin d’un culte avec des personnes que nous n’avons jamais salué. Elles sont là au milieu de nous, si … invisibles ! Et pourtant elles auraient tant besoin d’un simple sourire, d’une parole aimable, d’un geste d’accueil !

La liste peut tellement se dérouler, je vais vous laisser avec ces pensées et demander au Seigneur, qu’ensemble nous continuions à être sensibles à tous ces besoins qui nous entourent.

Laissons nous toucher par ceux, celles qui sont comme le Seigneur les voient : « les plus petits, les plus pauvres… » En agissant pour eux c’est le Seigneur que nous servons. En donnant un simple verre d’eau ou de lait…

Poursuivez cette méditation en visionnant le diaporama du verre de lait…

Je « nous » souhaite une bonne réception de ce message

SPS, Patricia Berthalon

Visionnez le diaporama :

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  • Martine Cazenave dit :

    Merci, Patricia, de nous avoir rappelé cette urgence pourtant si évidente puisque au cœur du message de l’’Evangile, celle de demeurer attentif aux plus effacés, aux plus isolés, aux plus démunis de nos frères et sœurs en Christ, pour prendre soin d’eux et les honorer, eux pour qui le cœur du Seigneur éprouve une tendresse particulière.
    Martine

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